Passer directement au contenu Accéder au menu

OriginesLe comté de Moha

Albert est le premier comte de Moha connu avec certitude grâce à un écrit de 1031. Mais d’après l’auteur Jean d’Outremeuse (1338-1400), c’est Mohelin d’Albore qui aurait reçu la terre d’Abion par Charles le Martel pour y construire le Château de Moha dès le VIIe siècle.

AlliancesUne famille d’Alsace

Sans descendance masculine, Albert de Moha marie sa fille à Henri de Dasbourg vers 1050, liant ainsi le destin du comté à celui de cette puissante famille d’origine alsacienne. A partir de 1067, cinq générations de comtes de Dasbourg-Moha vont régner sur la région.

Gertrude de DaboLe destin tragique

En 1204, le comte Albert III, ayant perdu l’espoir d’avoir un fils, choisit le Prince-Evêque de Liège comme héritier. Mais la naissance tardive de sa fille Gertrude va compromettre ces accords.

Rapidement fiancée à Thibaut de Lorraine qui meurt en 1219, elle épouse ensuite Thibaut de Champagne, qui la répudie, et ensuite Simon de Linange. A 19 ans, elle décède sans descendance.

Divers: Quelques images

Val Notre-Dame

En 1202, le Comte Albert de Moha fonde l’abbaye qui deviendra le célèbre Val Notre-Dame.

Emplacement stratégique

Les comtes de Dasbourg-Moha transforment l’éperon en une redoutable forteresse.

Albert III de Moha

Ce tableau représente le dernier Comte de Moha et ses deux fils légendaires.

EnvahisseursÀ l’assaut

Sous les Princes-Evêques, Moha devient une prison pour les prisonniers politiques et une fortification chargée de contrôler la ville de Huy et de pratiquer le blocus des marchands. Cette politique déplait profondément et entraine des représailles : les Hutois assiègent Moha dès 1225.

La forteresse de Moha était réputée imprenable. C’est donc par la ruse que les Hutois, profitant d’une demande de trêve, investissent le château le 6 mai 1376. Cette date marque la fin des grandes heures de Moha.

PillageVoleurs de cailloux

Après l’attaque du château, l’histoire du site est méconnue. On continue de célébrer la messe deux fois par an dans la chapelle du château. Durant le XVIIIe siècle, les ruines servent de refuge à un ermite. Les pierres du château sont progressivement pillées, notamment afin de construire les habitations environnantes.

Monument classéUn second souffle

En 1889, sous l’influence de Georges de Looz, soucieux de stopper leur dégradation, les ruines du château sont achetées par l’état belge. Des travaux de consolidation sont menés par le service des Ponts et Chaussées de Huy et des fouilles sont dirigées par le Docteur Tihon.

Actuellement, la Régie des Bâtiments de l’Etat est toujours le propriétaire du Château de Moha qui est classé comme monument et comme site depuis 1980.